À la frontière de la science et de l'art, une pratique ancrée dans l'observation du vivant.
Tout commence par l'observation. Juliette Dutheil passe des heures à consulter des images de microscopie, des atlas de biologie cellulaire, des publications scientifiques illustrées. Elle cherche dans ces structures invisibles à l'œil nu — membranes, noyaux, organites — des formes qui résonnent avec son imaginaire plastique.
Ce n'est pas une transposition littérale. C'est une digestion : les formes scientifiques passent par le filtre de la sensibilité artistique pour devenir autre chose — plus libre, plus poétique, mais toujours reconnaissable pour qui sait regarder.
L'huile reste le médium central, pour sa transparence et sa profondeur. Juliette travaille par glacis successifs — couches translucides qui s'accumulent comme des membranes. Le résultat est cette impression de profondeur, de quelque chose que l'on voit à travers.
Elle explore également la gravure et la sérigraphie, qui permettent des effets de répétition évoquant la multiplication cellulaire. Certaines installations combinent impression photographique, peinture et éléments tridimensionnels.
Juliette Dutheil croit profondément que l'art peut rendre accessible ce que la science rend abstrait. Ses œuvres invitent le spectateur à ressentir la complexité du vivant, sans avoir besoin d'en comprendre les mécanismes.
Elle intervient régulièrement dans des établissements scolaires et des centres de culture scientifique pour mener des ateliers croisant approche artistique et curiosité scientifique.
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